Benoît Guillaume

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Robert Silverberg

Nom Réel: Robert Silverberg
Né le 15 janvier 1935

Autres pseudonymes
Calvin M. Knox, David Osborne, Dan Eliot, David Challon, Don Elliott, Don Holliday, Ivar Jorgenson, Jeremy Dunn, John Dexter, Loren Beauchamp, Marlene Longman, Robert Randall, Walter Drummond
Langues : anglais
Nationalité : États-Unis

Sites web
http://robert-silverberg.com
fr.wikipedia.org - wikidata.org - bnf.fr (données) - isni.org

Biographie

Les rapports qu'entretient Robert Silverberg avec la science-fiction sont assez mouvementés. Traversée par deux périodes de désamour, sa carrière a connu trois périodes distinctes et peut être résumée en une phrase : De tous les écrivains de SF de quelque importance, peu ont écrit autant de mauvais romans et peu en ont écrit autant d'excellents (Lorris Murail).

Robert Silverberg est né à New York. Dans la première partie de sa carrière, cet écrivain extrêmement doué et précoce verse dans la facilité. Il vend sa première nouvelle en 1954 (il n'a que dix-neuf ans) et l'année d'après son premier roman, en s'orientant vers la littérature de jeunesse. Dans les trois années qui suivent, il publie près de deux cents nouvelles (dont une quarantaine en collaboration avec Randall Garrett et bon nombre sous divers pseudonymes - il en aurait utilisé plus d'une vingtaine) - et une demi-douzaine de romans dans les trois années suivantes. Même s'il est couronné en 1956 du prix Hugo du nouvel écrivain le plus prometteur de l'année, il est clair que Silverberg a fait le choix d'un stakhanovisme cynique et lucratif, dénué de toute prétention littéraire.

Le marché de la science-fiction se rétrécissant, il se tourne avec succès, au début des années 1960, vers la vulgarisation scientifique, domaine dans lequel il publie une soixantaine d'ouvrages. Mais l'attrait de Silverberg pour la science-fiction est resté vivace. En 1966, il se lance dans la composition d'anthologies et décide de sortir de la routine littéraire qui est la sienne. C'est alors que, tombé malade, il connaît la dépression et la panne d'inspiration. Silverberg sortira de cette crise personnelle en publiant Un jeu cruel (1967), une ambitieuse histoire de vampires psychiques qui marque un nouveau début dans sa carrière. Commence un véritable âge d'or au cours duquel l'auteur aligne les chefs-d'œuvre : Les Ailes de la nuit (1969), évocation poétique et intimiste d'une Terre envahie par les extraterrestres ; L'Homme dans le labyrinthe (1970), audacieuse transposition dans la science-fiction du Philoctète de Sophocle ; Les Monades urbaines (1971), amer tableau d'une société de villes-mondes où les milliards d'humains sont entassés dans des tours de mille étages ; L'Oreille interne (1972), histoire d'un télépathe en train de perdre son pouvoir, poignante métaphore de l'impuissance et de la solitude de l'homme moderne.

Silverberg est au sommet de son art. Mais le public semble ne plus le suivre, désorienté par ces romans trop avant-gardistes ou pessimistes. Désabusé, tenté par un certain épicurisme (il a déménagé en 1972 de New York pour Oakland, en Californie), il décide d'arrêter d'écrire de la science-fiction après la parution de Shadrak dans la fournaise (1976), une réflexion sur l'immortalité, et de voyager.

Le voyage est d'ailleurs un thème récurrent dans son œuvre. Voyage dans l'espace (Les Profondeurs de la Terre, 1971, hommage à Joseph Conrad), dans le temps (nombre de nouvelles de Silverberg relèvent du voyage temporel et La Porte des mondes, 1967, est un classique de l'uchronie), dans le psychisme enfin (ainsi la quête initiatique du Livre des crânes, 1972).

Lorsqu'il renoue avec la science-fiction en publiant en 1980 Le Château de lord Valentin (un livre-univers aux couleurs chatoyantes et aux accents à la Jack Vance, premier tome d'une série qui en est actuellement à son sixième titre), Robert Silverberg semble apaisé. Quand je suis revenu sur scène cinq ans plus tard, j'avais envie d'écrire un livre que tout le monde aimerait, un livre heureux. C'est de là qu'est venue la série de Majipoor. Je voulais une touche de fantasy, une touche de voyage, de romance, prouver que je pouvais écrire autre chose que des livres noirs. Mais je l'ai également écrit de façon à faire comprendre que j'avais confiance en ce que je faisais.

Désormais, note Jacques Goimard, Silverberg ne cherche plus à voir jusqu'où on peut aller trop loin mais comment on peut se tenir en deçà sans abdiquer ses ambitions. Comme si l'auteur se tenait en équilibre entre les deux Silverberg qui l'avaient précédé.


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